jeudi 20 septembre 2018

#CGTENLUTTE – Lutte gagnante à la COVED

#CGTENLUTTE – Lutte gagnante à la COVED (14) : Les salariés avec la CGT gagnent la réintégration des salariés

Rappel des faits : fin Janvier, la direction décide de procéder à la mise à pied conservatoire de 3 salariés pour faute grave, 2 sont alors licenciés.

La procédure de licenciement pour le troisième salarié nécessitait une enquête de l'inspection du travail puisqu'il était protégé par un mandat de conseiller de salarié CGT. C'est alors le début d'une succession de réhabilitations.


À l'issue de l'enquête, l'inspection du travail a donné gain de cause à notre camarade, sur la base des témoignages des salariés de l'entreprise et des défaillances de l'employeur en matière de formations et d'informations.


S’ensuit la réintégration des 2 salariés licenciés, sur injonction du conseil des prud'hommes, sous astreinte provisoire de 1 000 €/jour de retard à l'issue d'un délai de 10 jours.
C'est avant tout une victoire collective que les salariés, avec la CGT ont mis en œuvre, les employeurs n'ont pas tous les droits.

mercredi 19 septembre 2018

#CGTENLUTTE - Elections gagnantes dans l’entreprise « Vendée Mécanique Industrie » (VMI) (Métallurgie)

#CGTENLUTTE - Elections gagnantes dans l’entreprise « Vendée Mécanique Industrie » (VMI) (Métallurgie)

« Spécialisée dans les domaines de la conception, fabrication et installation de solutions de mélange pour les métiers de bouche (boulangerie, pâtisserie et viennoiserie): batteurs et pétrins pour les boulangeries artisanales, chaînes de boulangerie et boulangeries en grande distribution, systèmes de pétrissage et de mélange pour l'industrie de la boulangerie, mélangeurs et pétrins pour la restauration professionnelle : cafés, hôtels, restaurants et collectivités ».
Le 5 juillet 2018, c’était la première fois que la CGT se présentait aux élections dans cette entreprise avec une Cfdt majoritaire avant les élections.

Résultat des élections :
§  1er collège : sur 118 inscrits la CGT réalise un score de 79,45%, Cfdt 20,54%
§  2ème  collège : sur 53 inscrits CGT 79%, Cfdt 20,83%
§  3ème  collège : sur 62 inscrits, 100% CGT

Ces résultats, 1er, 2ème et 3ème collège  confirment que la Vendée est aussi une terre de luttes où les salarié-e-s aspirent avec la CGT au progrès social.
Saluons comme il se doit l’investissement militant des camarades de la CGT « Vendée Mécanique Industrie » et de l’Union Syndicale des Travailleurs Métallurgie CGT Vendée qui ont su convaincre les salarié-e-s, à force de déploiements, de la nécessité de se syndiquer à la CGT, de construire une liste CGT aux élections professionnelles et de voter massivement CGT.
Cette victoire en appelle d’autres……

jeudi 13 septembre 2018

#CGTENLUTTE - SNCF

 Lutte gagnante : le conseil des prud’hommes de Montpellier exige la réintégration d’un cheminot 
La répression syndicale se poursuit chez les cheminots avec de nombreux camarades poursuivis par la direction pour des faits qu’ils n’ont pas commis.

Cela a été encore le cas le 14 mai dernier dans la gare de Nîmes, où lors d'une opération de blocage, un des cheminots a allumé un fumigène sur les voies. 
Accusé d'être à l'origine de plusieurs retards de train, le cheminot est susceptible d'être licencié pour faute grave. Après un conseil de discipline et une assemblée extraordinaire de la direction de la SNCF, la CGT Cheminots
a demandé l'arrêt immédiat de la procédure de sanction. 

Durant tout l’été la mobilisation s’est poursuivie, une pétition a recueilli des milliers de signatures (près de 10 000).
Jeudi dernier, le jugement est tombé, le tribunal des prud’hommes est favorable à la réintégration dans son service (établissement infra logistique) de la SNCF de Nîmes. Si la SNCF ne s'exécute pas sous huit jours, elle s'expose à une astreinte de 1 000 euros au quotidien, une décision maintenue en cas d'appel.

C’est un nouveau camouflet cinglant pour la direction de la SNCF. La CGT appelle à poursuivre la mobilisation aussi sur cette question le 27 septembre, jour où la DIRECCTE se prononcera concernant l’autorisation de
licenciement.

lundi 10 septembre 2018

Réforme des retraites

Que cache le Gouvernement ?


1€ COTISÉ = LES MÊMES DROITS À RETRAITES. OUI, MAIS QUELS DROITS ?

Emmanuel Macron a annoncé qu’ 1€ cotisé ouvrirait à chaque salarié.e les mêmes droits. Derrière cette apparente équité se cachent trois problèmes.

- D’abord le calcul de la retraite ne se ferait plus sur les 25 meilleures années mais sur l’ensemble de la carrière.
- Ensuite, les mécanismes de solidarité qui neutralisent les aléas de carrière (chômage, maternité...) pourraient être plafonnés, voire totalement supprimés.
- Surtout, ce principe d’équité ne nous dit rien sur le contenu de nos droits à retraite. Que représentera le montant de la pension par rapport au salaire de fin carrière ? Quel montant de retraite ? Quel âge de départ ?
Ce sont les questions de base que nous nous posons toutes et tous. Et là-dessus aucune réponse. Et pour cause...

UN RÉGIME PAR POINTS, À COTISATION DÉFINIES, C’EST QUOI ?

Le gouvernement nous annonce un régime par points, à cotisations définies. Qu’est-ce que cela signifie ? Que chacun percevra en fonction de ce qu’il aura cotisé durant toute sa carrière, mais que le montant de la pension ne sera pas garanti et ne sera connu seulement qu’au moment du départ en retraite.
Ce qui est bloqué c’est le montant des cotisations, que le gouvernement ne veut pas augmenter. Si elles ne suffisent pas à financer les pensions, les retraites seront revues à la baisse.
Mais compte tenu de l’allongement de l’espérance de vie, ce montant ne suffira pas : en conséquence, les retraites seront réduites, y compris celles déjà liquidées.
La certitude que nous pouvons donc avoir, c’est que nous serons toutes et tous perdants.

Le détail de la réforme n’a pas été dévoilé. Mais nous savons d’ores et déjà que 3 facteurs nous pénaliseront directement.

- Le montant des pensions sera calculé sur l’ensemble de la carrière, sur les 43 annuités cotisées, au lieu des 25 meilleures années dans le privé et des 6 derniers mois dans le public.
Ceci pénalisera directement ceux qui ont une progression de carrière.

- Pour les femmes: la double peine. Les femmes sont payées en moyenne 26 % de moins que les hommes et touchent une pension 40 % plus faible. Ces inégalités sont en partie compensées par les droits familiaux, avec la validation des congés maternité et parental et les pensions de réversion en cas de décès du conjoint. Ces droits ont pour objectif de maintenir le niveau de vie, ils sont donc accessibles à toutes les femmes, et leur montant est proportionnel au salaire. Le gouvernement veut les remplacer par un filet de sécurité minimum, limité aux femmes dont les carrières sont les plus précaires.

- L’objectif ? Réorienter les salarié·e·s solvables vers la capitalisation.
La baisse générale programmée des pensions, vise à généraliser les retraites par capitalisation comme complément de retraites. Pourtant, les expériences étrangères et la crise financière ont montré à quel point les retraites par capitalisation sont risquées et peuvent s’évaporer en cas d’effondrement boursier. Ajoutons qu’elles contribuent à la financiarisation de l’économie, détruisent de l’emploi et alimentent la spéculation au détriment de nos entreprises.
Qui seront les seuls gagnants de cette réforme ?  Les banquiers et les assureurs..

DES RETRAITES GARANTISSANT LE NIVEAU DE VIE DE CHACUN·E, C’EST POSSIBLE

Notre système de retraite a été construit en 1945, alors que le pays était ruiné. Son fondement : pour mieux protéger les plus faibles, il faut un système universel qui maintienne le niveau de vie de tous et toutes.

Pour assurer l’avenir de nos retraites par répartition, la CGT propose :

- De nouvelles ressources
Mettre en place un droit à la retraite à 60 ans, avec un minimum de 75 % net de son salaire net de fin de carrière, est à notre portée avec de nombreuses possibilités de financement :
- La suppression des aides et des exonérations de cotisations des entreprises, inefficaces pour l’emploi (200 Mds, Cour des Comptes).
- L’assujettissement à cotisations sociales de l’ensemble de la rémunération (intéressement, participation...) et un relèvement modéré des cotisations retraites.
- La mise à contribution des revenus financiers des entreprises qui, au contraire des revenus financiers des particuliers, sont totalement exonérés.

- Une maison commune des régimes de retraites
Les différents régimes de retraite (public, privé, régimes spéciaux...) ont été construits pour s’adapter aux contraintes spécifiques de secteurs professionnels et prendre notamment en compte la pénibilité. La CGT propose, tout en maintenant le niveau des droits de chacune et chacun, de les intégrer dans une maison commune des régimes de retraites, ayant pour objectif d’assurer la mise en œuvre d’un socle commun de droits à la retraite, d’instaurer une véritable solidarité des régimes dans le but de promouvoir pour toutes et tous des retraites de haut niveau et de garantir la pérennité financière des régimes par l’anticipation de ressources suffisantes.

- La prise en compte des années d’études
Alors que l’accès au premier emploi stable a lieu à 27 ans en moyenne, contraindre les jeunes à cotiser 43 annuités pour avoir une retraite à taux plein équivaut à une mission impossible, surtout quand on sait qu’à 62 ans seul un actif sur deux est encore en emploi. Nous proposons donc la prise en compte des années d’études et d’insertion dans le calcul de la Retraite, pour garantir le droit à retraite des nouvelles générations.

vendredi 7 septembre 2018

#CGTENLUTTE - Conflit de la Macif

  • #CGTENLUTTE - Conflit de la Macif, l’inspection du travail avertit la direction 

  • Depuis plusieurs mois les salariés de la Macif sont mobilisés à l’échelle nationale contre la remise en cause de leur statut social.

  • Lorsque la Macif Ile de France décide de fermer l’agence de Bourg La Reine (même de manière temporaire), elle doit recueillir l’avis du CHSCT.
    Malgré les demandes de la majorité
     des élus CGT et FO au CHSCT, la direction refuse la consultation de l’instance. 
  • L’inspection du travail rappelle donc à l’entreprise que son refus, sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, entrave le bon fonctionnement de l’instance. 

  • Dans un 2ème courrier, l’inspection rappelle à la direction qu’elle ne peut imposer à un salarié protégé  aucun changement de ses conditions de travail ni modification de son contrat de travail.
    Qu’en l’espèce la situation de l’élu CGT, sous réserve de l’appréciation souveraine des tribunaux, relève de la discrimination syndicale et demande à la direction de faire cesser ce trouble.
    Ces 2 avertissements constituent une première victoire pour les actions menées par la CGT pour La Défense des droits de tous les salariés.
    La lutte continue !

#CGTENLUTTE FIGEAC AERO

 #CGTENLUTTE - Temps d’habillage, licenciement  victoire aux prud’hommes!  - FIGEAC AERO

Après plusieurs années de lutte, la CGT et l’avocate spécialiste en droit du travail, obtiennent une première victoire sur l’application de la loi concernant l’indemnisation des temps d’habillage/déshabillage. 

Ainsi, il a été jugé qu’à partir du moment où le port d’une tenue de travail est obligatoire, que les conditions de travail effective (huiles de coupe, substances chimiques, métaux, solvants etc.) et de règles d’hygiène
nécessitent un changement de tenue sur le lieu de travail, l’employeur doit octroyer une compensation soit financière, soit sous forme de repos qui il a estimé à 10 min par jour travaillé.

Sur l’indemnisation des temps d’habillage/déshabillage : les juges ont condamné FIGEAC AERO à payer une indemnisation à hauteur de 10 min par jour travaillé avec effet rétroactif, ainsi que 10 % de cette indemnisation au titre de rappel de salaire sur le calcul de l’indemnité de congés payés aux
4 salarié(e)s

- Sur le licenciement de l’agent d’entretien : les juges ont condamné FIGEAC AERO à payer la somme de 11.418,54 euros de dommage et intérêt pour licenciement abusif, 

- Sur les frais de procédure, les juges condamnent FIGEAC AERO à 1 500 euros pour chaque salarié(e)s, ils condamnent  également Figeac aéro à payer au syndicat cgt la somme de 1000 euros pour dommage et intérêt et à 500 euros au titre des frais exposés pour la procédure.

À la suite de 2 tracts distribués dans l’entreprise et l’envoi d’un courrier recommandé de demande d' application du jugement à tous les salariés (près de 500 salariés concernés) , la direction a enfin décidé de rencontrer la Cgt concernant les temps d’habillage tout en maintenant son appel de cette décision devant la cour d'appel d'Agen.
La lutte continue…

jeudi 6 septembre 2018

Disparition des Banquiers !!!

Le numérique bouleverse le monde du travail et cette révolution n’est pas près de s’arrêter.
Selon une étude du think tank libéral Institut Sapiens ,les métiers de la banque ont été ces dernières années particulièrement touchés par les bouleversements liés à la robotisation et l’intelligence artificielle au point d’être menacés.
2,1 millions d’actifs « ont une forte probabilité de voir leur emploi disparaître dans les prochaines années », note l’étude. Il s’agit des métiers de comptable, de caissier, d’employé de banques et d’assurance, de secrétaire bureautique et de direction et enfin, de manutentionnaire.

Plus d’employés de banque en 2050

L’Institut Sapiens, qui s’est appuyé sur des données de la Dares – le service des études statistiques du ministère du Travail – regroupant les effectifs des emplois classés par familles professionnelles sur trente ans a conclu, par exemple, que la profession d’employé de banque, dont les effectifs ont fondu de 40 % entre 1986 et 2016, pourrait disparaître totalement à l’horizon 2050, soit quelques années avant les comptables – dont la date d’extinction prévue est en 2056.

vendredi 31 août 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 10

10. Sur la dette de la SNCF


Vous entendrez peut-être :

La preuve que c’est mal géré, la SNCF est hyper endettée, et ça n’est pas à nous de payer. 

Vous pourrez répondre :

D’accord, Robert, mais sais-tu d’où vient la dette de la SNCF ?

Elle a deux origines :
  • La dette issue des années 80, liée à la construction des lignes nouvelles TGV financées par la seule SNCF qui n’a pas été reprise par l’Etat (contrairement à l’Allemagne et malgré l’obligation faite par une directive européenne de 1991),
  • Le financement de deux vagues d’investissements (régénération du réseau non financée) et construction de 4 lignes TGV qui devaient être financées par l’écotaxe (qui n’a jamais vu le jour). SNCF Réseau mène un volume record de travaux sans avoir la trésorerie pour le réaliser.
Toutefois, le manque de financement de ces investissements n’est à l’origine que de 41 % de son endettement net. Les autres 59 % sont en effet dus aux intérêts d’une dette si lourde que l’entreprise est obligée d’emprunter pour lerembourser, créant ainsi un effet « boule de neige » sur sa dette. Pour résumer, quand la SNCF emprunte 100€, 41 € vont à l’investissement, et 59 € sont ponctionnés par le système financier. Avant 1974, l’Etat souverain investissait via la Banque de France sur fond propre pour financer tous les projets de natures nationales (ce qui a permis le développement des 30 glorieuses). Le choix de privilégier les actionnaires des banques privées nous coûte très chers depuis cette date (on estimait en 2014 le coût cumulé des intérêts versés à 1 600 milliard d’euros). On sait maintenant à qui profite vraiment la dette.
Source : comptespublic.fr
 ***

Et l’environnement dans tout ça ?

La question qui est posé à la collectivité est : comment vivons nous sur cette planète sans l’abimer ou tout du moins en l’abimant le moins possible ?
La contribution des activités humaines au réchauffement climatique s’impose incontestablement. C’est un défi historique pour l’avenir de l’humanité et de la planète tout entière, de même que les pollutions croissantes représentent un problème majeur de santé publique. C’est particulièrement vrai dans le domaine des transports. Ce secteur est, en France, le plus gros contributeur aux émissions de gaz à effet de serre, avec 29 % du total (en hausse de plus de 6 % depuis 2015), dont 95 % issus du mode routier. Il émet 130 millions de tonnes équivalent CO2 dont 94.4 % sont directement imputables au transport routier. Celui-ci s’est accru de 39 % entre 1990 et 2015.
Ne rien faire serait irresponsable.
Pourtant le Grenelle de l’environnement de 2007 ambitionnait de passer pour le transport de marchandises à 25 % d’ici 2022 vers un ni routier, ni aérien. Cet objectif réaliste ne sera pas atteint car nous ne sommes, 10 ans plus tard, qu’a 10 % pour le rail et à 2 % pour le fluvial. Pourtant le transport ferroviaire de marchandises a été ouvert à la concurrence depuis 2006 ! Depuis 2009, la France est épinglée par la commission européenne pour non-respect des normes de qualité de l’air. N’ayant pris aucune mesure à la hauteur depuis cet avertissement, elle risque d’être condamnée prochainement à des amendes record par la Cour de Justice de l’Union Européenne.
Pour la CGT cela démontre qu’une politique publique ambitieuse au plan environnemental doit être volontariste et s’appuyer sur des outils publics dotés des moyens suffisants car le marché financier ne s’organise pas de lui-même autour de l’intérêt général !



Source : https://syndicoop.info/sncf/

jeudi 30 août 2018

Amende de 4.3 millions pour le Crédit Agricole

(Reuters) - La Banque centrale européenne a infligé une amende de 4,3 millions d'euros à Crédit Agricole pour infraction aux règles encadrant les méthodes de calcul des fonds propres des banques, a annoncé lundi la BCE.
Deux filiales de la banque française ont aussi été sanctionnées: Credit Agricole Corporate and Investment Bank à hauteur de 300.000 euros et CA Consumer Finance de 200.000 euros.
"La sanction a été infligée en raison de la classification par la banque d'instruments de capital en tant qu'instruments CET1 (...) en 2015 et 2016 sans avoir obtenu l'autorisation préalable de l'autorité compétente", dit la BCE.
Crédit Agricole n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

dimanche 26 août 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 9

9. Sur le coût pour la collectivité


Vous entendrez peut-être :

La SNCF coûte trop cher à la collectivité

Vous pourrez répondre :

Jacques, saviez-vous que les comptes des EPIC SNCF Réseau et Mobilité sont bons en matière d’exploitation ?

Les contributions publiques allouées le sont au titre de missions de service public ou de politique sociale (tarification sociale). La répartition des parts respectives des subventions entre la route et le rail est assez claire. L’investissement et l’entretien des infrastructures routières est subventionné à 99 % par la puissance publique, quand le rail l’est à 40 %. Le transport collectif de voyageurs par route est subventionné à 66 %, quand le fer l’est à 61 %.
En fait, ce sont les investissements et la dette qui plombent les résultats.
En 2018, ce sont près de 6 Mds € qui seront investis dont 40 % seulement sont financés par les pouvoirs publics. Les 60 % restant seront pris sur les recettes de l’entreprise publique (billets), sur la productivité faite sur le dos des cheminots, et par de l’endettement supplémentaire.
Les moyens publics accordés au ferroviaire sont de 10.5 Mds €/an quand les infrastructures routières coûtent plus de 16 Mds €/an en investissement et en exploitation (la quasi-totalité étant pris en charge par la collectivité). Sans parler du coût des accidents routiers (33 milliards/an, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, coûts 2015) et de la pollution de l’air (101 milliards/an, selon l’OMS et l’OCDE) qui sont également pris en charge par la collectivité.
Spinetta a même utilisé la métaphore des 200 €/ an par français de subventions pour faire fonctionner les chemins de fer. Outre que cette somme peut ne pas sembler forcément très importante (cela représente 1 baguette de pain par français tous les 3 jours !), combien de vies sauvées : moins d’accidents de la route, moins de pollution ? Quel bénéfice pour la société au titre de routes moins encombrées, donc moins de perte de temps globalement, même pour ceux qui ne prennent pas le train ? La collectivité ne doit-elle pas faire le choix de prendre ces 200 € à sa charge ?

Suite la semaine prochaine !

Source : https://syndicoop.info/sncf/

dimanche 19 août 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 8

8. Sur l’ouverture à la concurrence


Vous entendrez peut-être :


L’ouverture à la concurrence va favoriser le report des transports de la route vers le train


Vous pourrez répondre :

D’accord, Raymond, alors observons ce qui s’est passé dans le Fret (transport de marchandises par voies ferrée), veux-tu ?

En 2006, année d’ouverture du trafic intérieur Fret à la concurrence, Fret SNCF transportait 41,2 GTk (Giga tonne kilomètre) de marchandises.
En 2016, le trafic a atteint péniblement 32,6 GTk, tous opérateurs confondus. Dans la même période, la part du rail dans les modes de transport s’est effondrée, passant de 15,85 % à 9,63 %. La part du transport routier passant quant à elle de 76,2 % à 85,01 %. Pour le Fret ferroviaire seule une volonté politique d’équité sociale, de volume, de complémentarité entre les modes de transport, de sauvegarde pour l’écologie est susceptible de prendre en compte les intérêts de la collectivité nationale et Européenne.

Suite la semaine prochaine !

Source : https://syndicoop.info/sncf/

dimanche 12 août 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 7

7. Sur la productivité



Vous entendrez peut-être :

Le service public SNCF ne marche pas (insécurité, retard, annulation de train, fermeture de guichet, de gare…). Il faut privatiser !

Vous pourrez répondre :

Et non ! C’est faux, Jean-Michel ! C’est la segmentation de la production ferroviaire, et les suppressions de postes à marche forcée qui sont les causes principales des dysfonctionnements.

25 000 suppressions de postes en 10 ans, dans des métiers à forte technicité, cela signifie une perte très importante de savoirs faire. Avec l’organisation par activités (Fret, TGV, TER…), impossible à un vendeur Transilien de vendre un billet TGV, à un conducteur Fret de conduire un TER ou Intercité, … Ceci alors que l’outil de travail et les qualifications des agents le permettent. La gestion par activité interdit toute mutualisation des moyens, renforçant leur gâchis et perte de temps (transbordements en taxi, multiplication des files d’attente aux guichets…).
En ce qui concerne la privatisation, regardons la situation des autoroutes mises en concession à des opérateurs privés, qui a entraîné une augmentation des péages, incontrôlée par la puissance publique. Solution que le Gouvernement prévoit pour certaines lignes d’aménagement du territoire.
La réduction d’effectifs a aussi conduit à supprimer des trains par manque de conducteurs (par la suppression des agents dit de réserve) à mettre en œuvre de la sous-traitance à marche forcée en lieu et remplacement de cheminots de la SNCF. Cela génère des surcouts et dysfonctionnements auxquels s’ajoutent des accidents de travail que la SNCF ne considère pas comme les siens !

Suite la semaine prochaine !

Source : https://syndicoop.info/sncf/

mercredi 8 août 2018

Banques en ligne : combien d'argent gagnent-elles ?

Les banques en ligne affichent un nombre d'ouvertures de compte de clients à faire pâlir d'envie les établissements traditionnels.

la recette du succès : un compte bancaire low cost, et des primes de bienvenue attractives, avec 3 à 10 fois moins de salariés qu'une banque régionale. 

Mais combien d'argent gagnent elles?

Leurs résultats financiers, récemment publiés , permettent de relativiser leur poids dans le secteur bancaire. 

BforBank, Boursorama Banque, Fortuneo, Monabanq et Orange Bank ont généré un PNB compris entre 20 et 160 millions d'euros en 2017. Chiffre bien faible si on le compare avec celui généré par Credit Agricole SA (18,8 Mds €) et plus précisément Crédit Agricole anjou-Maine (428 millions d'euros de produit net bancaire en 2017).

Cette différence provient en partie du coût d'acquisition des clients, coûteux en dépenses marketing et en offres de bienvenue. 

Les banques en ligne ne manquent pas d'épargne :
alors que leurs encours de crédits restent encore faibles comparés aux banques traditionnelles, les banques en ligne font presque jeu égal le terrain de l'épargne.

Mais les banques en lignes, à l'exception de Fortuneo, sont largement déficitaires. Les encours crédit et épargne sont pour l'heure déséquilibrés. C'est une conséquence de leur offre historiquement centrée sur l'épargne. Cela leur laisse une importante marge de manœuvre pour octroyer des prêts et ainsi générer une source de revenu importante. 

Leur modèle économique définitif reste donc à construire


dimanche 5 août 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 6

6. Sur les réformes de la SNCF


Vous entendrez peut-être :

Après des années d’immobilisme, il y a urgence à réformer la SNCF

Vous pourrez répondre :

Écoutez Thérèse, je n’aime pas dire du mal des gens, mais contrairement à ce qu’explique le gouvernement ou Guillaume Pepy, la SNCF et le statut des cheminots ont été de nombreuses fois réformés ces dernières années pour préparer la mise en concurrence et répondre aux exigences de Bruxelles.

Et ce sont pour l’essentiel ces réformes d’essence libérale qui expliquent l’augmentation des pannes et incidents voyageurs.
  • 1997 : Séparation de la SNCF en 2 EPIC : Réseau Ferré de France (RFF), en charge de l’infrastructure (et d’une partie d la dette…) et la SNCF
  • 2003 : Réforme des retraites qui pose le principe d’un alignement du régime spécial de retraites des cheminots sur le privé. Les réformes de 2008, 2010 et 2014 ont impacté la retraite des cheminots comme celles du privé.
  • 2014 : Transformation de la SNCF et de RFF en 3 EPIC, SNCF mobilités, SNCF Réseaux, et l’EPIC de tête SNCF
  • 2016 : Convention collective du ferroviaire et refonte de l’ensemble du socle social SNCF
Toutes ces modifications juridiques et sociales se sont accompagnées depuis le début des années 2000 de modifications d’organisations internes incessantes. Le groupe SNCF a été découpé en près de 1000 filiales, qui travaillent en silo sans synergie interne, et souvent en concurrence entre elles. 25 000 emplois ont été supprimés depuis 2007, le recours à la sous-traitance a explosé et le nombre de kilomètres de ralentissement dû au manque de moyens de maintenance a explosé, tout comme le nombre d’incidents.
La CGT refuse le statut quo. Elle a remis un rapport complet le 13 mars 2018 au gouvernement dénommé Ensemble pour le fer  . Il propose un financement et une réorganisation de l’entreprise garantissant le service public et répondant aux enjeux sociaux et environnementaux

Suite la semaine prochaine !

Source : https://syndicoop.info/sncf/

dimanche 29 juillet 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 5

5. Sur l’ouverture à la concurrence


Vous entendrez peut-être :

L’ouverture à la concurrence c’est mieux ! Ca va faire baisser les prix et améliorer le service ! Regardons les faits…

Vous pourrez répondre

Pardon, de vous contredire, Marie-Chantal, mais la concurrence dans les économies de réseau a toujours abouti à la constitution d’oligopoles de 3 ou 4 entreprises privées se partageant le marché et la en l’occurrence avec des fonds publics !

Il en résulte systématiquement une augmentation des tarifs et une baisse de la qualité des services et des infrastructures car l’ouverture à la concurrence ne permet plus la régulation des prix et surtout la péréquation (les trafics « rentables » ne couvrent plus les « non rentables »). En Grande Bretagne, la concurrence dans le transport de voyageurs par chemin de fer s’est accompagnée d’une augmentation des accidents ferroviaires, des tarifs payés par l’usager (de 27 % en 7 ans), et du montant des contributions publiques payées par les contribuables. Les seuls à bien s’en sortir sont les groupes multinationaux de transport eux-mêmes, qui ont vu leurs profits atteindre des niveaux record. C’est la raison pour laquelle en 2002, la grande Bretagne a renationalisé la gestion de l’infrastructure ferroviaire. Aujourd’hui 67 % des britanniques souhaitent une renationalisation complète
En France, la concurrence dans les relations ferroviaires internationales de voyageurs a engendré une concentration des trafics sur les axes les plus rémunérateurs. Dans les autres grands secteurs en réseau de service public (Poste, Télécommunications, Energie), l’arrivée de la concurrence n’a pas fait baisser les prix ; ils ont augmenté ! Depuis l’ouverture à la concurrence, le prix de l’électricité a augmenté de 30 % et celui du gaz de 80 %. Quant à la téléphonie, alors que la France était en pointe dans le cablage haut débit (ADSL) dans les années 90, elle est maintenant dans le peloton de queue européenne pour la fibre, les opérateurs refusent de financer son installation sur 40 % du territoire.

Vous entendrez peut-être aussi :

L’ouverture à la concurrence est obligatoire

Et vous pourrez répondre :

Mais n’importe quoi ! (gardez votre calme)

Le règlement européen traitant des obligations de service public dans les transports de voyageurs par fer et par route, modifié en décembre 2016, prévoit toujours des possibilités d’attribution directe sans passer par un appel d’offres. Il précise que « Sauf interdiction en vertu du droit national, l’autorité compétente peut décider d’attribuer directement des contrats de service public relatifs à des services publics de transport de voyageurs par chemin de fer : a) lorsqu’elle considère que l’attribution directe est justifiée par les caractéristiques structurelles et géographiques pertinentes du marché et du réseau concernés, et notamment leur taille, les caractéristiques de la demande, la complexité du réseau, son isolement technique et géographique et les services couverts par le contrat ; et b) lorsqu’un tel contrat aurait pour effet d’améliorer la qualité des services ou le rapport coût-efficacité, ou les deux, par rapport au précédent contrat de service public attribué ».
D’ailleurs pour l’Ile-de-France le Gouvernement a annoncé repousser l’ouverture à la concurrence à 2039 car ils jugent cruciale certaines lignes à l’économie de la capitale. Ce qui est faisable pour Paris est faisable à l’échelle nationale.

Suite la semaine prochaine !

Source : https://syndicoop.info/sncf/