mardi 17 juillet 2018

10 juillet 1936 !


La une de la Vie ouvrière du 26 juin annonçait le vote, par les 2 assemblées de la loi créant les congés payés.

Sur la même une, Benoît Frachon listait les avancées obtenues par le mouvement ouvrier et prévenait aussi que : « le grand patronat ne manquera pas d’essayer de reprendre […] ce qu'il a dû céder ».

lundi 16 juillet 2018

#CGTENLUTTE Lutte gagnante à la maternité du pays du Giers à st Chamond (42)


La maternité du CH du pays du Giers à St Chamond, réalisant plus de 800 accouchements par an était menacée de fermeture
"Pas de gynécologues obstétriciens" selon la direction de l'établissement qui avait pourtant une longue liste de praticiens intéressés par cet hôpital de proximité à échelle humaine.
Aucun ne faisait soit disant l'affaire...
Comme partout depuis la mise en place des Groupement Hospitalier de Territoires, les objectifs  sont de tendre à regrouper les activités des différents établissements conduisant à la fermeture de services dans les hôpitaux de proximité.
Durant de longs mois, professionnels, élus, population avec la CGT se sont mobilisés sans relâche pour permettre aux enfants de continuer de voir le jour à St Chamond.
La lutte a payée, 3 gynécologues obstétriciens  ont été recrutés, la maternité et sauvée!!!
Cette formidable lutte  a permis de sauver pour la 2ème  fois (depuis 2015) la maternité de st Chamond, pour la défense d’un service public de qualité et de proximité avec la population et usagers , une fois de plus démonstration est faite que la lutte collective paie 

dimanche 15 juillet 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 3

3. Sur le temps de travail


Vous entendrez peut-être :

Les cheminots travaillent 5h par jour

Vous pourrez répondre :

Au risque de vous décevoir, chers amis, les agents SNCF sont régis par la loi française et sont donc tous soumis à la durée légale de 35h…

Cette présentation caricaturale – de 5h00- s’appuie sur certaines journées d’agents de conduite (conducteur de train), qui sont amenés à « attendre », par exemple, que leur train reparte et donc à avoir des temps de conduite effectif court sur une journée de travail. Il est aussi possible de programmer des journées très courtes (5h30) qui viennent compenser des journées très longues (jusqu’à 8h sans pause et jusqu’à 11h avec une pause d’1h – un conducteur peut partir entre 25 et 40h d’affilé de chez lui de nombreuses fois par an). Il arrive aussi qu’un agent doive faire un remplacement au pied levé à cause de retards et que sa journée soit courte.
La dernière réforme du ferroviaire (août 2014) a entrainé de nouvelles négociations autour du temps de travail des agents SNCF en 2016. Les 35h y ont été réaffirmées mais ces négociations ont également été l’occasion pour la CGT des cheminots et son Union fédérale des maîtrises et cadres de faire une expertise sur le temps de travail notamment de l’encadrement.
Le constat est sans appel les agents SNCF en responsabilité managériale et/ou technique vont bien au-delà des 35h (2/3 d’entre-eux travaillent plus de 50h par semaine avec des pics à 70h) sans que pour autant ils puissent n’y récupérer ni se faire rémunérer cet excédent de travail.
C’est un vrai problème s’agissant de la sécurité des circulations et c’est un problème inhérent à la baisse drastique des effectifs et à la constante augmentation de l’utilisation de la sous-traitance – qui coûte 10 % plus cher à la SNCF : 274 millions d’euros ont été consacrés par la SNCF à la sous-traitance en 2017 alors qu’auparavant ces travaux étaient réalisés en interne.

Suite la semaine prochaine !

Source : https://syndicoop.info/sncf/

vendredi 13 juillet 2018

#CGTENLUTTE Lutte gagnante à la polyclinique de Poitier (86)


Après une grève et une mobilisation massive et constante des salariés depuis le 21 juin 2018, les salariés de la polyclinique de Poitiers, appartenant au groupe ELSAN, ont obtenu la mise  en œuvre de leurs revendications, y compris salariales.
Après plusieurs refus de la Direction d’accepter les revendications des salariés, la mobilisation sans faille et dans l’unité a fini par payer. Un protocole de fin de grève a été signé le 29 juin par la CGT.
La direction de la Polyclinique s’est engagée à :
§  Augmenter la valeur du point de 7 à 7,15 à compter du 1er  juillet 2018 pour l’ensemble des salariés
§  Ouvrir des discussions sur l'organisation et les conditions de travail dans l’établissement
§  Augmenter la dotation financière de matériel de 100.000 €.
Au-delà de cette victoire, le rapport de force a changé de camp, et cette lutte a permis de Fédérer le personnel de la Polyclinique, du fief de Grimoire et de la clinique Saint Charles.
La CGT restera active et mobilisée aux côtés des salariés
La CGT restera vigilante pour l’avenir dans les établissements du Groupe ELSAN et continuera à défendre les droits des salariés, le respect de la convention collective, l’amélioration des conditions de travail, une rémunération à la hauteur du travail accompli, des personnels en nombre suffisant et du matériel adapté pour permettre une prise en charge de qualité des patients accueillis.

dimanche 8 juillet 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 2

2. Sur le contenu du Statut des cheminots



Vous entendrez peut-être :

Le Statut des cheminots, c’est vraiment un truc de petits privilégiés

Vous pourrez répondre :

Tu sais, mon/ma chéri/e, le Statut des cheminots est assimilable à une convention collective, comme nous avons-nous même.

Sauf qu’à la différence des autres secteurs elle est un acte réglementaire ministériel. Comme toutes les conventions collectives ce Statut régit les conditions d’embauche, la rémunération, le déroulement des carrières, les sanctions (qui peuvent aller jusqu’au licenciement), la mobilité (sur l’ensemble du territoire national), les congés, les conditions de cessation de fonction, l’assurance maladie et le droit syndical.
Certaines spécificités (voir aussi le détail de ce que contient le Statut des cheminots) sont loin des avantages supposés des cheminots :
  • Par exemple, la période d’essai dure un an et même deux ans et demi pour les cadres.
  • Le salaire brut moyen mensuel des cadres de la SNCF est à 4 300 €/mois, contre 4 666 sur l’ensemble des cadres français (sources bilan social SNCF et APEC)
  • Quant à la retraite, la réforme de 2003 a posé le principe d’un alignement sur le privé. Les réformes de 2008, 2010 et 2014 ont impacté la retraite des cheminots comme celles du privé. La pension moyenne d’un cheminot retraité atteint 1 940 euros bruts par mois. C’est plus qu’un retraité du privé (1 800 euros) mais c’est légèrement moins que pour les fonctionnaires (2 000 euros).
  • Un Cadre Supérieur au Statut gagne 1 000 € de moins par qu’un Cadre Supérieur contractuel hors statut (Source : bilan social SNCF page 30).
Sources : Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel SNCF et Conseil d’Orientation des Retraites (pour une carrière complète)
Suite la semaine prochaine !
Source : https://syndicoop.info/sncf/

dimanche 1 juillet 2018

Grève SNCF - 10 arguments pour votre famille - Episode 1

1. Sur la masse salariale et le Statut des cheminots


Vous entendrez peut-être :  

« C’est le Statut des cheminots qui plombe les comptes de la SNCF »

Vous pourrez répondre :

Écoutez mes chers collègues, c’est totalement faux, et ce n’est pas la CGT qui le dit mais la SNCF elle-même, dans un rapport interne confidentiel, rendu public par Capital.

Le Statut a été créé, non pas, par l’entreprise publique mais par les compagnies ferroviaires privées françaises entre 1912 et 1920 (par l’une puis étendue aux autres). Pourquoi ? Car dès 1852 l’Etat avait demandé aux entreprises privées d’employer un nombre suffisant d’agents pour garantir la sécurité des circulations. Chacun devait avoir un haut niveau de formation et une durée de travail limitée. Il leur a fallu également « fidéliser » les salariés et ainsi lutter contre un grand turn-over à cause de la « pénibilité » du travail (faire rouler ou entretenir des infrastructures ferroviaires vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept). La particularité des métiers du ferroviaire est qu’ils nécessitent des formations lourdes et longues et donc un investissement important. C’est pourquoi un grand turn-over coûte très cher aux entreprises. D’autant plus si le réseau est ouvert à la concurrence puisque vous risquez de former des salariés pour la concurrence.
Le Statut des cheminots n’est donc pas un ensemble de privilèges mais un équilibre entre les exigences du service public ferroviaire (la continuité du transport ferroviaire -le 24h/24h, 7j/7j – l’adaptabilité, et la sécurité) et des conditions de vie et de travail décentes pour les agents et leur famille. Il permet surtout aux salariés d’exercer pleinement leur professionnalisme en toute indépendance vis-à-vis des injonctions politiques et/ou économiques contraire à l’intérêt général et à la sécurité des personnes et des biens (Fret).
Enfin, réduire le nombre de salariés n’est pas la solution au problème du financement du système ferroviaire. De 2007 à 2017 la SNCF a supprimé 25 000 emplois. Sur la même période, l’endettement est passé de 32.5 à 52 milliards d’Euros. Pourquoi Emmanuel Macron veut-il mettre fin au statut des cheminots alors ? Pour focaliser le débat public sur cette question et occulter le chemin vers la privatisation de la SNCF. Faire passer les cheminots pour des privilégiés est une ficelle classique pour tenter de rendre la mobilisation impopulaire.
Suite la semaine prochaine !
Source : https://syndicoop.info/sncf/