mardi 16 janvier 2018

Réponses Délégués du Personnel - Janvier 2018

1) LA BANQUE VERTE, LE RETOUR ? 

Dans le cadre de la COP21, le Crédit Agricole a décidé d’amplifier son engagement de « financements verts » et la réalisation de ces opérations se fera au moyen de crédits et d’obligations. Un communiqué précise cependant que le Crédit Agricole exclut désormais du financement des projets polluants « les hydrocarbures les moins performants sur un plan énergétique et les plus impactants pour l’environnement » comme par exemple les gaz ou pétroles de schiste dont l’exploitation occasionne un torchage ou une évaporation excessifs. 
Sans saisir toutes les subtilités techniques, nous comprenons cependant que certains projets moins polluants, mais polluants quand même, continueront d’être financés. 
Plutôt vert pâle comme engagement ! Ce qui nous interpelle est que ces « financements verts » vont être réalisés via des obligations (green bonds), qui finissent généralement par entrer dans la composition de fonds que nous devons proposer à nos clients. 
Il serait dommageable que ceux-ci aient le sentiment d’avoir été trompés s’ils devaient s’apercevoir qu’ils ont financé des projets pas très verts, au travers de leur investissement dans un fonds qu’ils croyaient être à vocation écologique. 
Quelle assurance avons-nous que cela ne se produira pas ? 

Réponse :
À travers différents projets, le Groupe s’est engagé dans la réduction et la compensation de l’ « empreinte carbone ». CASA est un des leaders mondiaux des green bonds pour le financement de ces projets avec impact bénéfique pour les populations. CASA prévoit 100 milliards d’euros de financements verts dans le monde d’ici 2020 et le réseau français devrait doubler le niveau de financement des énergies renouvelables dans le même temps. 
La direction ne veut pas qu’un procès d’intention soit fait au Crédit Agricole pour une éventualité qui ne devrait pas se produire. Nous avons cependant encore le souvenir des Subprimes ou bien des fonds ciblant des denrées alimentaires dans lesquels le Crédit Agricole prétendait ne pas être présent et qui nous ont pourtant coûté à l’époque et financièrement et en termes d’image. Mieux vaut prévenir… 

2) RETOUR VERSEMENTS CPA NON AJUSTÉS 

Lors de la mise en place du traitement des versements d’espèces par CPA, un retour sous enveloppe était effectué à l’agence en cas d’écart de monnaie constaté (pièces dégradées, étrangères …). 
Il semble que ce ne soit plus le cas et lorsqu’un client verse par ce moyen des pièces trop usagées pour être utilisées, il n’y a ni crédit sur son compte ni retour du versement. Cette gestion est-elle confirmée ? 
Que doit-on faire en cas de réclamation du client ? 

Réponse :
En cas d’écart constaté pour ce motif, le renvoi de la BRINK’S vers l’agence n’est pas systématique. Lorsque les pièces sont trop usées, elles sont retirées de la circulation et aucune régularisation n’est effectuée pour un montant inférieur à 5 euros. 
Si une réclamation est faite par un client pour un montant supérieur à 5 euros, il faut consulter la liste des écarts que la BRINK’S nous envoie par mail, puis effectuer la régularisation correspondante. 

3) LA VALSE DES PORTEFEUILLES 

Comme évoqué lors du dernier DP, de nombreux clients, partis en Banque Privée lors de l’affectation initiale faite souvent sans concertation, se retrouvent aujourd’hui réaffectés vers leurs anciens conseillers car leurs besoins ne correspondaient pas à la définition du profil de la Banque Privée. L’absence de concertation a conduit à cela… les conseillers en place auraient pu l’éviter ! 
Et maintenant ces clients réaffectés nous font part de leur surprise en disant : « je ne suis plus assez bien pour la Banque Privée ! » 
Que pensez-vous de cette façon de procéder qui consiste à ne pas utiliser les connaissances des conseillers et de la gêne que cela peut procurer pour trouver une réponse valorisante pour tout le monde ? 
Cela a-t-il été corrigé partout pour cette nouvelle réaffectation de clients vers la Banque Privée ? 

Réponse :
Le constat sur la qualité des portefeuilles est partagé avec les DA Banque Privée, mise en œuvre en juillet 2017. 
En effet un certain nombre de clients ne répondaient pas ou plus aux critères de la Banque Privée. 
Les remarques émises sont prises en compte pour la future fiabilisation. La direction reconnait que la 1ère affectation des portefeuilles n’a pas été d’une très grande qualité et semble-t-il ne renouvellera pas cette façon de procéder…
Une actualisation du portefeuille est normale afin de s’adapter aux clients. 
Les conseillers restent les mieux à même de déterminer les profils des clients à gérer. 
Ils ne sont pas bons que pour faire les objectifs et sont aussi capables de déterminer le potentiel de leurs clients. La confiance est une marque aussi de reconnaissance ! 

4) PREDICA, ENCORE UNE AMÉLIORATION ! 

Pourquoi ne peut-on plus traiter directement un rachat sur un contrat joint ? 
Il faut refaire du papier et… attendre. 

Réponse : 
Il s’agit d’une évolution suite à E28, pas d’une amélioration. Prédica ne peut pas donner de visibilité sur une future évolution. 
Encore une évolution en marche arrière, les conseillers non avisés de ce dysfonctionnement et les clients sont à nouveau les victimes des performances informatiques de Prédica. 

5) CLIMATISATION IRREVERSIBLE 

La climatisation réversible permet d’assurer aussi bien le chauffage que la climatisation mais notre système n’offre visiblement pas suffisamment de souplesse. La sensation de froid ou de chaleur n’est en effet pas identique pour tous et si les bureaux sont individuellement équipés d’un boitier de mesure, celui-ci ne permet aucun réglage permettant de corriger même légèrement la température. Dans les Locaux de Gestion de Valeurs ou Enceintes Techniques Sécurisées, la clim se met même parfois à déverser de l’air frais alors que la température extérieure est proche de zéro. 
C’est peut-être bon pour l’informatique des automates, mais beaucoup moins pour les salariés qui en assurent les arrêtés et les chargements. 
Une autonomie dans le réglage individuel de la température des bureaux serait souhaitable afin d’améliorer le confort des personnes qui les occupent.

Réponse :
Des différences techniques existent entre le siège et le réseau et ce sujet immobilier du chauffage constitue pour la CR un gros chantier de l’année 2018. Un organe de pilotage devrait permettre à terme d’adapter la température à distance et des tests sont en cours sur 2 agences. 

6) QUAND L’ÉCRIT DEVIENT NUMÉRIQUE..

Nos clients reçoivent une OST avec une mention à signer mais la validation est possible uniquement par internet ou par téléphone pour le client. 
Encore une aberration pour nos clients entre un courrier qui demande à être signé et une validation uniquement possible à distance. 
La nouvelle procédure du 7 décembre 2017 indique pour les OST : « Si client non présent mais bordereau de réponse signé : le conseiller appelle Fil Bourse et indique Appel Fil Bourse le __à__h__ + signature et nom du conseiller. 
Mise en GED manuelle dans courrier client ». Quelle différence dans la traçabilité entre l’enregistrement du conseiller dans ATA directement (ancienne procédure) et un appel sur Fil Bourse par le conseiller ? 
Encore une façon de compliquer le fonctionnement alors que nous pouvions valider directement les OST sur notre poste de travail. Quel temps perdu en administratif… un appel téléphonique et une numérisation… 
Avant de lancer des nouvelles procédures, une étude des impacts pour les agences en matière de process doit être réalisée ! 

Réponse :
Il n’y a pas d’aberration pour le client, soit il répond lui-même soit il dépose le courrier et le conseiller doit appeler Fil Bourse. 
Les ordres de bourse simples et les ordres de bourse OST sont bloqués car il n’y a pas de distinction pour ATA. Les conseillers n’ont plus accès aux validations d’OST mais nous n’avons toujours pas d’explication compréhensible. 
En effet le rappel sur les ordres de bourse en agence diffusé par COMMEO indique que l’habilitation ATA est fermée depuis le 1er janvier avant de préciser qu’elle reste ouverte pour des cas d’exception. Il faudrait juste savoir pourquoi on ne peut pas y accéder. 

vendredi 12 janvier 2018

Bonne Année

Au nom de la CGT du Crédit Agricole de l’Anjou et du Maine, nous tenons à vous souhaiter une belle et heureuse année 2018.

L’année 2017 a été difficile pour les salariés du Crédit Agricole de l'Anjou et du Maine à cause de plusieurs restructurations, ainsi que par l'activité soutenue en matière de Crédit (réaménagements, reprise de prêt, ADE) pour laquelle les moyens humains n'étaient pas adaptés.Cela a engendré stress, fatigue, tensions pour les collègues sans véritable reconnaissance.

Malgré le pessimisme récurrent chaque année de la Direction, les résultats financiers de l'entreprise s'annoncent encore bons.

Pour 2018, l'actualité sociale et économique sera une nouvelle fois dense et complexe.
Les entreprises vont pouvoir utiliser librement la libéralisation de notre droit du travail grâce aux ordonnances "Travail" .
La perte progressive de nos acquis (Sécurité sociale, chômage...) ne permettra plus à chacun de se soigner, ou d'avoir le temps de chercher un nouveau travail suite à un licenciement, ou rupture conventionnelle collective.

Concernant la Caisse Régionale, lors du 1er semestre,  les négociations principales concerneront la mise en oeuvre de l'évolution des horaires de travail,le forfait jours et la négociation de l’enveloppe annuelle de RCI.
Lors du second semestre, seront abordés notamment l'égalité professionnelle, les relations professionnelles, l'accompagnement RH dans le cadre de la mobilité et des suppressions de postes.

Enfin, le groupe Crédit Agricole Anjou Maine continue son évolution vers le digital, les agences "Full Conseil" les coopérations avec d'autres Caisses Régionales. Nous serons vigilants car l'emploi au Crédit Agricole risque d'être menacé.

L'équipe CGT du Crédit Agricole Anjou Maine vous souhaite ses meilleurs vœux pour 2018, année qui sera encore marquée par notre engagement syndical aux côtés des salariés.

Rupture conventionnelle collectives

La Rupture Conventionnelle Collective (RCC) permet à l'entreprise de se passer de Plan de Sauvegarde de L'Emploi, et d'éviter les licenciements collectifs compliqués à gérer et coûteux.

L'entreprise n'a plus à justifier une baisse d'activité, une perte de chiffre d'affaires, la simple volonté de vouloir être plus rentable pour l'entreprise permet de lancer une RCC.
C’est un boulevard pour certaines entreprises qui pourront se « débarrasser » à moindre coût de salarié-e-s ayant de l’ancienneté et donc considéré-e-s comme « trop payé-e-s » et recruter en même temps des précaires, corvéables et jetables, pratique qui va assurément accélérer la perte des compétences, qualifications et savoir-faire.

L'accord d'entreprise doit prévoir décret du 20 décembre 2017 :
- les modalités et conditions d'information du Comité Social et Economique.
- Le nombre maximal de départs envisagés, de suppressions de poste, la durée de mise en oeuvre de la RCC
- Les conditions pour que les salariés puissent être intégrés dans la RCC
- Les critères de départage entre les potentiels candidats au départ.
- Le calcul des indemnités (avec au minimum une indemnité équivalente aux indemnités légales de licenciement)

La RCC permet le bénéfice des allocations chômage tout comme tout licenciement.

Le salarié doit être volontaire et donner son accord pour intégrer la RCC, le refus d'un salarié ne peut en principe pas donner lieu à son licenciement ou une sanction.

La DIRRECTES ont un délais de 15 jours vérifier la conformité de l'accord , après un délais de 15 jours , sans réponse de la Direcctes l'accord est validé.

Le cas Pimkie :

Pimkie afin d'optimiser sa rentabilité a voulu mettre en place une Rupture conventionnelle Collective, après une médiatisation de l'histoire, Pimkie a décidé de faire marche arrière car aucun syndicat ne souhaitait signer un accord permettant des "licenciements" sans suivi, sans formation, sans indemnisation autre que le minimum légal.

D'autres groupes comme PSA, le Figaro, les Inrocks souhaitent utiliser cette solution de dégraissage des effectifs...

Nous espérons que chaque syndicat fera attention aux situations des salariés afin de ne abuser de cette nouvelle possibilité juridique de licenciement collectif !

mercredi 13 décembre 2017

Arbre de Noël

Chèr(e)s collègues,

Vous n’êtes pas sans savoir que l’arbre de noël ne s’est pas déroulé comme les années précédentes.
Dès janvier 2017, nous avons su que la salle servant au goûter et à la distribution de jouets ne nous serait pas allouée en décembre 2017 !!!!!

Nous nous en sommes étonnés à plusieurs reprises lors des commissions LVC (Loisirs, Voyages, Cultures) et n’avons pas eu de réponses vraiment tranchées.

Nous devions nous « contenter » d’un chapiteau qui, comble de la situation devait en plus être facturé !!!!!

Etant déjà sceptiques quant à cette solution de repli en matière de capacité d’accueil, de confort, de chauffage et de sécurité, ce que nous craignions, n’a pu que se confirmer quelques jours seulement avant cette date festive.

Nous déplorons l’annulation du goûter et de la remise des jouets lors du spectacle de noël, que nous qualifierons de grand fiasco !

De nombreux salariés ont décidé au dernier moment d’annuler le déplacement sur Le Mans. Rien de surprenant car faire le déplacement le dimanche pour le spectacle puis le lundi, sur chacun des sites siège, pour aller chercher les cadeaux aurait généré du temps et de la route…

Pour l’anecdote, les chocolats des enfants qui ont des cartes cadeau sont disponibles au Comité d’Entreprise alors que d’autres enfants ont reçu leurs chocolats par courrier interne…

Sachez que nous, membres CGT de la commission LVC,  nous nous attacherons à l’avenir à exiger des réponses claires à chacune de nos interrogations.

Nous demandons au Comité d’Entreprise :

-         Ne pas payer le chapiteau non utilisé

-         Revoir notre partenariat avec l’ASN (Association du Spectacle de Noel)


-         Etudier d’autres prestataires sur Angers et Laval afin de permettre d’alterner les départements

mardi 12 décembre 2017

Réponses Délégués du Personnel Décembre 2017

1) QUALITÉ ? 

Déjà en temps « normal », la qualité de notre informatique n’est pas satisfaisante mais lorsqu’en plus les dysfonctionnements s’enchaînent, l’exercice des métiers devient invivable surtout dans le réseau. Nos questions se succèdent à ce sujet.
Le 2 février dernier nous avons souligné l’état de fatigue et de stress que génère la médiocrité de notre outil de travail en demandant que cessent les évolutions informatiques non maîtrisées.
Le 4 mai nous avons de nouveau interpellé la direction sur la gravité croissante des dysfonctionnements et nous posions la question d’un possible accident informatique. Y sommes nous arrivés avec ce que nous venons de vivre durant la semaine 46 ou devons nous imaginer pire ? Des salariés évoquent un piratage au niveau national.
Avons-nous été victimes d’un « rançongiciel » ou ces rumeurs sont-elle totalement infondées ?

Réponse : Face aux risques potentiels d’attaques malveillantes, un nouveau programme de sécurisation informatique a été mis en place pour protéger les réseaux internes au moyen de pare-feux et d’antivirus.
Aucune anomalie n’a été constatée durant les tests du week-end mais lors de la montée en charge de l’activité le mardi, le matériel n’a pas pu répondre à la demande et les dysfonctionnements se sont enchaînés.
Un correctif a été mis en place pour résoudre les problèmes rencontrés. Un flash concernant les incidents de la semaine 46 a été diffusé le 7 décembre, jour de la réunion DP. Le renforcement de la sécurité informatique va être poursuivi en 2018. La direction indique qu’aucun piratage n’a été subi par le Crédit Agricole à l’occasion de cette panne informatique.
Attendons-nous à d’autres dysfonctionnements malgré les précautions prises par CATS puisqu’à chaque fois les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Conseil : posez une journée ou une semaine pour les prochaines mises à jour informatiques…

2) UNE NOUVELLE TAXE ? 

Dans le cadre de la suppression de la taxe sur les transactions financières et la taxe exceptionnelle imposée aux établissements bancaires, CASA va-t-il nous faire supporter le coût par un prêt avec des conditions aussi avantageuses que pour l’opération EUREKA ?

Réponse : La question ne relève pas des DP. La CR n’est pas concernée par la taxe exceptionnelle et CASA n’a pas prévu de demandes aux CR de la financer contrairement à la nouvelle organisation EUREKA que la CR a largement subventionnée.

 3) ANTICIPATION 

Certaines opérations sont débitées ou créditées sur les comptes de passage des agences pour régularisation (clôture livret sans DAV support, cotisation carte sur livret sans solde suffisant, remises de chèques non imputables, virement notaire ...).
L’information concernant ces opérations peut-elle être transmise suffisamment tôt pour permettre une régularisation avant l’arrêté de fin d’année ?

Réponse : La direction effectuera dans sa réponse le rappel des conditions de traitement des opérations en suspens et les règles d’arrêté de fin de mois. Elle va relayer notre demande auprès des services concernés dans l’éventualité où certaines opérations pourraient être anticipées.

4) FOURRE-TOUT 

Les revues de portefeuilles viennent d’être effectuées. Les clients à stock, inintéressants pour la Banque Privée, sont arbitrairement de retour dans les portefeuilles des CDP (les mêmes clients avaient manifesté leur mécontentement de changement). Comment leur vendre que leur profil a moins d’intérêt pour la Banque Privée qu’il y a 2 ans ?

Réponse : Les revues de portefeuilles sont une pratique normale pour la CR sachant que les clients sont amenés à connaitre des évolutions patrimoniales. L’appui de la Banque Privée doit se faire pour les agences comme il était indiqué sur le papier au départ, lors de la mise en place de celle-ci.
Nous regrettons qu’à la mise en place de la Banque Privée, les seuls qui connaissaient leurs clients (les conseillers) n’aient pas été consultés dans la répartition de leurs clients.
Ce qui se traduit aujourd’hui par des réaffectations de clients auprès de leur conseiller antérieur. Comment parler de Très Grande Satisfaction dans ce cas là ?
Nous espérons que la direction saura rectifier cette procédure. Elle en a pris note.

5) PREDICA 

À ce jour (23/11), des dysfonctionnements perdurent sur Predica. Qui est responsable, en tout cas pas les conseillers qui sont face à leurs clients ?

Réponse : Les incidents nationaux ont été résolus le 30/11/2017. Les incidents qui subsistent et que nous qualifions de dysfonctionnements seraient plutôt, pour la direction, des écarts de  fonctionnement (actes de rachat, règles de valorisation, règles de nantissement…) dus à un déficit d’information sur les changements opérés.
Nous demandons que dans ce cas, un message d’accompagnement de l’opération à réaliser soit inséré.
En off par le service Assurance : tout n’est pas résolu pour certaines opérations Prédica (adhésion Floriane, nantissement…).
Avec Prédica, c’est une histoire sans fin.

 6) OFFRE CONCURRENCE

Parmi les offres de la concurrence, certaines innovations peuvent-elles être reprises pour compléter nos services ?
Nous pensons particulièrement à l’option de blocage temporaire de la carte que propose Orange Bank et qui répond à une situation que rencontrent souvent nos clients.
À défaut de pouvoir innover, il n’est peut-être pas interdit de copier la concurrence lorsque les idées sont bonnes.

Réponse : Les blocages VAD et international sont disponibles sur la BAM dans l’application « ma carte » mais pas la mise à 0 des plafonds.
Pour éviter de mettre la carte en opposition, le temps de la retrouver, l’option Risque++ est disponible uniquement sur le PUCC contrairement à Orange Banque.

 7) SEMAINE 46, L’INFORMATIQUE EN BERNE 

Comment travailler dans de telles conditions ?
Comment oser nous parler d’IRC (Interruption Régulière du Computer) ?
Comment oser nous parler de satisfaction client ?
Comment oser nous parler d’objectif ?
Qu’allez-vous faire ?
Nous attendons des réponses précises à ces questions, dépassement d’horaire, atteinte d’objectif, satisfaction client…

Réponse : Une communication régulière a été faite par pop up et mail pour tenir le réseau informé ! Concernant les résultats commerciaux, connexion sera corrigée et pour la SEA le calcul le plus favorable entre neutralisation et utilisation réelle sera appliqué.
Les heures supplémentaires, les objectifs et la relation client, la direction n’y apporte aucune correction. Circulez, il n’y a rien à voir.

8) VIVEMENT OUTLOOK

Pouvez-vous nous indiquer des précisions sur la date pour l’ouverture d’Outlook à l’ensemble des salariés afin d’améliorer notre réactivité, efficacité, productivité, et notre satisfaction client ?

Réponse : Une réflexion est toujours en cours concernant l’ouverture à tous les métiers de la boite Outlook. Eptica doit rester privilégiée pour la gestion mail de la clientèle, avis de la direction et on se demande bien quel en est l’intérêt pour elle ?
Flicage, contrôle… À la fois les clients et les conseillers réclament au plus vite l’élargissement à tous de l’outil Outlook.

9) AMUNDI PME, TROP BIEN ? 

Comment justifier la disparition d’un produit performant et de l’augmentation des frais pour les versements programmés sur AMUNDI PME ?
Le CA s’interdit-il d’avoir des placements intéressants ?

Réponse : Il existe un manque de liquidité du fonds car les investissements dans les PME sont en quantité limitée.
Cette fermeture se fait-elle réellement dans l’intérêt des porteurs actuels ? On en doute au vu de l’augmentation des droits d’entrée pour éviter les nouvelles souscriptions en abonnement (5% de frais d’entrée au lieu de 2,5%).
Quelle information est prévue pour le client et avons-nous le droit de modifier les frais d’entrée en cours de vie sans avertir les clients ?
Que vont en penser nos clients et seront-ils très satisfaits ?
Que devons-nous proposer pour les PEA-PME en remplacement d’AMUNDI-PME ?
Est-il plus simple de souscrire les fonds de la concurrence ?

10) SUPPRESSION TLS… 
Ou comment trouver un moyen simple de mécontenter les clients Un Terminal Libre Service va être retiré d’une agence au motif que le nombre d’opérations n’est pas suffisant (encore un qui a du mal à faire ses objectifs !). Ça, c’était le motif de retrait première version puisque depuis, c’est le prix du papier qui serait en cause.
Combien d’appareils de ce type comptait le parc de la CR avant cette mesure de retrait ?
Combien sont menacés de disparition ? Il faut se souvenir que ces appareils ont été mis en place dans le cadre de l’externalisation de tâches précédemment effectuées au guichet et qui prenaient beaucoup de temps (éditions d’opérations, virements…).
Leur disparition pourrait avoir du mal à être acceptée par la clientèle. Sachant que ces automates sont installés depuis la fin du siècle dernier et donc certainement bien amortis, qu’ils ne tombent jamais en panne pour peu qu’on les approvisionne en papier et que leur retrait alourdirait l’activité à l’accueil, quel est réellement l’intérêt de cette suppression ?

Réponse : L’utilisation de ces automates diminue de 7% par an en moyenne, ce qui justifierait leur disparition programmée.
Avec de tels critères d’appréciation, on se demande comment des bornes MONEO ont pu rester aussi longtemps dans nos agences…
La direction considère qu’il n’y a pas de perte de service pour le client puisque toutes les fonctionnalités offertes par les TLS sont reportées sur les GAB.
Nous avons souligné que c’était déjà le cas avant le retrait envisagé des TLS et que les deux types d’automates cohabitaient sans avoir les mêmes utilisateurs.
La direction nous indique qu’elle va prendre le temps de regarder la situation de certaines agences et leur spécificité.
À suivre.

mercredi 15 novembre 2017

Réponses Délégués du Personnel Novembre 2017

Réunion du 9 novembre 2017

À l’issue de cette réunion, l’avis des délégués du personnel a été requis sur le calendrier des jours chômés pour l’année 2018. En plus de la proposition de la direction, les élus FO et CGT avaient demandé que soient ajoutés pour le siège le lundi 24 décembre ainsi que pour le réseau le mardi 14 août. Ce dernier a été incorporé aux jours chômés du réseau mais la direction n’a pas consenti à accorder au siège le lundi qui aurait fait la jonction entre le week-end et le jour de Noël. Nous nous sommes donc abstenus lors du vote.

1) QUE CHOISIR ?
En date du 28 septembre, des clients ont reçu de SOFINCO une offre de Prêt Perso jusqu’à 75000 euros au taux de 1,70%. Le 4 octobre une proposition leur a été adressée par le Crédit Agricole pour un Prêt à Consommer jusqu’à 50000 euros au « taux promotionnel » de 2,70%.
Ces deux offres, en moins d’une semaine, ne risquent-elles pas d’amener nos clients à se poser des questions, et nous à avoir du mal à y répondre ?
Réponse :
Les destinataires de ces deux offres sont à la fois clients de SOFINCO et CAAM.
Si en tant qu’employés de banque nous pouvons saisir les distinctions de ces offres, leur concomitance a par contre de quoi semer le trouble chez nos clients.
La direction a pris en compte notre remarque et fera remonter la demande d’harmonisation des offres entre nos services et notre filiale de crédit à la consommation

2) ANTICIPATION
Les nouveaux bordereaux de remises de chèques sont arrivés en agence en début de semaine 40 mais les agences qui ont été livrées cette même semaine de leur commande de fournitures se retrouvent maintenant avec un stock d’anciens modèles de bordereaux.
N’était-il pas possible d’anticiper le changement auprès des agences (quelle référence commander, les nouveaux bordereaux n’en comportant pas ?) et auprès de l’imprimeur pour limiter la fabrication de fournitures devenues obsolètes ?
Devons-nous effectuer une nouvelle commande spécifique et retourner les anciens bordereaux (voire les détruire) ou devons-nous utiliser jusqu’à épuisement du stock les anciens modèles que nous avons reçus et nous priver pendant un bon moment d’une évolution qui était attendue ?
Réponse :
La nouvelle procédure est parue dans l’actu métier du mois de septembre et une provision de nouveaux bordereaux a été envoyée aux agences. Ce document étant communautaire, il ne comporte pas de référence mais peut être commandé en Anjou Maine sous le n° 00179.
Le stock d’anciennes remises de chèques doit être utilisé mais pour bénéficier de l’évolution du traitement des remises déplacées, il faut veiller à laisser à disposition des clients les nouveaux bordereaux, particulièrement en période de fermeture des agences.
La nouvelle procédure est tout à fait satisfaisante tant en matière de suivi des remises déplacées scannérisées que sur le délai de crédit en compte.

3) AIRBUS BANCAIRE/ACQUISITION À L’ÉTRANGER
Le Crédit Agricole vient de manifester son intérêt pour le rachat de la participation de l’État allemand dans la COMMERZBANK alors que BNP Paribas s’était déjà mise sur les rangs. Les clients qui ont pris connaissance de l’information relayée sur le site CA Investore par une dépêche du 9 octobre citant le directeur général du groupe Crédit Agricole s’interrogent, et nous aussi.
L’option est-elle sérieusement envisagée ou cette position n’est-elle destinée qu’à rendre la monnaie de sa pièce à notre concurrent pour le mauvais tour qu’il nous avait joué à l’occasion de la cession du Crédit Lyonnais ?
Réponse :
La question n’a pas été traitée par la direction qui y apportera cependant une réponse.
Nous avons insisté sur l’importance que revêtent les informations que nous diffusons, notamment par le canal du site Investore dont les clients sont plus attentifs à ce type de déclaration. Il nous parait préférable de différer une publication plutôt que de devoir la démentir.

4) ALIMENTATION CET
L’alimentation du CET est accessible par SIRH’Us, Gestion Administrative, Absences, Demande de transfert au CET.
L’accord d’entreprise n° 104 sur le CET de la CRAM prévoit que les dispositions spécifiques accordées aux salariés de 55 ans et plus soient soumises aux mêmes modalités d’affectation que dans le cas général. Cependant un blocage du système informatique existe lorsque le cumul de 78 heures est atteint et il semble donc qu’une correction doive être apportée à l’un ou à l’autre.
Réponse :
L’accord prévoit un CET spécifique pour les salariés de 55 ans et plus. L’ouverture se fait lors de la première alimentation du compte et 7 jours maximum par an peuvent y être placés.
La RH doit créer et gérer manuellement ce CET spécifique car SIRH’Us ne permet pas de le faire.

5) CONTINUITÉ DE SERVICE
Lorsqu’un client détenant une carte sociétaire cède ses parts sociales, le renouvellement à échéance est déprogrammé.
Pour simplifier et sécuriser le traitement, une solution informatique peut-elle être automatisée (renouvellement par une carte non sociétaire de même niveau ou envoi d’un courrier lors de la cession des parts sociales) ?
Réponse :
La carte sociétaire ne peut être proposée qu’à un client qui souscrit ou détient déjà des parts sociales et doit être transformée en non sociétaire lors de la vente des PS.
La direction nous répond qu’aucun développement n’est prévu pour automatiser le changement de carte. Il nous semblerait quand même plus simple et plus sûr que le lien qui existe à la souscription entre la carte et la détention de parts sociales (impossibilité d’établir une carte sociétaire si le client ne l’est pas) soit également actif lors de la liquidation totale des parts sociales.

6) ADE CONCURRENCE
Nous nous attendons au 1er janvier à une attaque importante de certaines mutuelles et assurances qui souhaitent récupérer nos contrats ADE (sauf annulation de la loi Sapin 2 par le conseil constitutionnel).
Après les formations que nous avons eues pour la nouvelle ADE, les informations ne sont pas rassurantes pour conserver nos encours…
Nous proposons de calmer les ardeurs de nos concurrents en nous alignant durant les premiers mois sur tous leurs tarifs à garanties équivalentes. Les clients feront rapidement le choix de rester au CAAM plutôt que de se perdre en formalités administratives en partant à la concurrence.
Selon nous, la concurrence devrait arrêter d’envoyer des dossiers si aucun client ne part chez elle, mais pour cela il va falloir être agressif commercialement !
Nous vous remercions de ne pas nous faire revivre la même perte de temps et de PNB que durant les rachats immobiliers externes.
Réponse :
Les formations ont été délivrées depuis le 26 septembre, l’objectif étant de mettre en avant les garanties de nos contrats et d’effectuer la mise à niveau des connaissances des conseillers.
L’offre ADE est un élément incontournable dans le prêt immobilier.
L’adossement NH avec le prêt immobilier doit permettre d’éviter aux concurrents de nous attaquer.
À partir du 1er janvier 2018, pour répondre aux attaques de la concurrence, nous disposerons de leviers : garanties complémentaires ou décote de cotisation.
Qui va traiter les demandes ? Le réseau ou le service ADE… Nous attendons des précisions sur ce dernier élément.

7) CRÉDIT IMMOBILIER-OFFRE CA TOI
Les clients qui bénéficient de l’offre CA TOI ont une exonération automatique des frais d’IRA (hors rachat concurrence). Pourtant les conseillers doivent cocher dans la fiche consigne « EXO IRA Offre CA TOI ».
Il serait plus simple pour éviter tout oubli et tout litige avec le client dans les prochaines années de valider automatiquement l’EXO d’IRA si le plan de financement comporte un prêt CA TOI.
Réponse :
Réponse de la direction : l’offre CA TOI n’est pas communautaire, nous ne pouvons pas automatiser l’exonération d’IRA.
Réponse de RCC : l’exonération d’IRA dans le cadre de l’offre CA TOI est validée d’office par RCC même dans le cas où le conseiller n’a pas coché l’option. S’agissant d’un traitement manuel, un oubli peut cependant toujours arriver.

8) LES AUTOMNALES
Nous souhaitons connaître le nombre de personnes qui ont fait le déplacement et le budget dépensé pour cette réunion managériale.
Réponse :
204 personnes ont participé au voyage à Bruxelles.
Le budget n’est pas communiqué car il ne relève pas des compétences des DP.
Notre réponse : 204 personnes x 2 nuits + repas + visites + déplacement. N’ayant pas de réponse précise, nous estimons à 1500 euros minimum par personne ce beau voyage mais nous sommes sûrement en dessous de la réalité.
Heureusement quelques directeurs ont partagé avec leurs équipes des chocolats belges, encore merci à eux.
Notre estimation : 306 000 euros pour ce moment de convivialité.

9) QUAND LA JOURNÉE N’EST PAS EXTENSIBLE…
Un collègue nous a informés que son responsable lui demande de travailler pendant sa pause du midi pour traiter ses instances, son administratif, faire des rendez-vous… et bien sûr il n’est pas question de déclarer les heures effectuées.
Nous vous remercions d’effectuer un rappel aux managers concernant les heures supplémentaires et à quoi sert la pause du midi.
Réponse
Il ne s’agit pas des règles applicables par l’entreprise, il y a des heures à respecter !
Le responsable peut demander à titre exceptionnel de faire des heures supplémentaires et il faut absolument les déclarer dans l’outil SIRH’Us.

10) AMUNDI-VIE EN PÉRIL ?
Lors de récentes formations et web conférences, il semble que la préconisation d’orientation vers AMUNDI-VIE soit de moins en moins recommandée.
Quelle en est la raison (éventuelle remontée des taux !!!) et surtout comment les conseillers doivent-ils prendre en compte ce revirement alors même que ce placement était vivement recommandé au regard de la SÉCURITÉ qu’il présentait dans le cadre de la diversification ?
Réponse :
AMUNDI-VIE rentre dans le cadre d’une démarche d’approche globale du client, suivant la stratégie et l’âge du client. Risque de niveau 3, rendement de 3,7% sur 2017, préconisé pour les plus de 75 ans.
Nous restons inquiets sur le devenir de ce placement, considérant qu’à de nombreuses reprises par les web conférences d’Amundi et autres formations, AMUNDI-VIE ne figurait plus dans les conseils de diversification. Les éventuelles variations de taux obligataires risquent effectivement d’avoir un impact négatif sur le cours de cette valeur.
Nous attendons des précisions nous permettant de contacter nos clients avant de nouvelles déconvenues (voir AMUNDI-PATRIMOINE).

11) PREDICA AU RABAIS
Lors de la reprise des saisies PREDICA (le mercredi au lieu du mardi), le taux de chargement sur versement restait bloqué à 0% !
Un message est intervenu le … lendemain pour nous « informer » de ce dysfonctionnement… Comment cela peut-il arriver ? Des fonctionnalités aussi importantes ne sont-elles pas testées ? Quelles ont été les conséquences ?
Réponse :
Le mardi ça ne marchait pas et le mercredi le taux était figé à 0% de frais de chargement mais Prédica a en effet communiqué … le lendemain.
Les tests pratiqués n’auraient pas permis de détecter d’erreur avant la mise à jour mais nous ne savons pas exactement quelle est la nature des contrôles effectués.

12) P.F.U.
Alors que la presse en parlait tous les jours, que nos clients nous interrogeaient quasi quotidiennement, nous regrettons que les conseillers se soient trouvés en manque d’informations pendant trop longtemps. Ce type d’infos liées à la fiscalité aurait mérité un traitement plus performant.
Réponse :
Le 1er flash a été diffusé le 12 octobre.
La direction invoque la prudence avant le vote définitif de la loi de finance, des amendements pouvant encore venir la modifier d’ici la fin de l’année, mais le fait est que les clients avaient des informations de la part de la concurrence ou de la presse alors que les conseillers au CAAM n’avaient toujours pas les moyens de les renseigner.
Notre question a permis que mardi 7 novembre en RAC, un bagage complet soit présenté sur les modifications.

mardi 14 novembre 2017

Explication Forfait Jours

Le forfait jours permet à l'entreprise de proposer d'effectuer un travail avec un nombre de jours effectif dans l'année.
C'est à dire qu'il n'y a plus d'horaire à respecter en théorie et que chacun doit remplir ses objectifs "grâce" à l'amplitude de ses horaires.
La plupart d'entre nous sommes à 39h avec RTT et nous devons réaliser au mieux nos objectifs mais nous n'avons pas à faire des heures supplémentaires (non déclarées...) pour les atteindre.

Le forfait jours a été modifié par les ordonnances de la loi travail XXL.

La mise en place d'un forfait jours impose 2 conditions cumulatives :
- un accord collectif d'entreprise ou de branche valide et signé avant la conclusion d'une convention individuelle de forfait.
- un avenant ou une convention de forfait écrite

Pour être valable, l'accord doit prévoir :
- les catégories de salarié (e-s) éligibles 
- le nombre de jours travaillés sur l'année (maximum 218 jours non dérogeable)
- les clauses d'encadrement afin de garantir un contrôle de la charge et de la durée de travail.

Auparavant, lorsque l’employeur souhaitait modifier un élément essentiel du contrat de travail (notamment la rémunération et la durée du travail), il devait obligatoirement recueillir l’accord du salarié-e.
Depuis le 23 septembre, l’ordonnance relative au renforcement de la négociation collective
prévoit de mettre en place un nouveau type d’accord ayant pour objet de « répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l’entreprise ou en vue de préserver, ou de développer l’emploi ». 
Ce dispositif permet d’aménager la durée du travail, ses modalités d’organisation et de répartition, d’aménager la rémunération et de déterminer les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l’entreprise. 
Le texte précise que « les stipulations de l’accord se substitue de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail » (Article L2254-2 du code du travail).
En clair, ces modifications bouleversent les conditions de travail des cadres en forfait-jours. Il sera possible, par accord d’entreprise, d’imposer au salarié-e l’augmentation du nombre de jours travaillés par an (et donc de réduire le nombre de jours de RTT), de diminuer le salaire, d’imposer une mobilité,
etc... car le contenu de l’accord d’entreprise primera sur la convention individuelle de forfait-
jours (contrat de travail).

Dorénavant, les ordonnances de la loi travail XXL modifient les règles consécutives au refus du salarié-e de ces changements.
Auparavant, le refus de modification du contrat de travail ne pouvait en aucun cas engendrer une quelconque sanction. L’employeur devait alors renoncer à son projet de modification du contrat, ou bien engager une procédure de licenciement en justifiant sa demande de modification du contrat (Cass. soc., 30 mai 2007, n° 05-41802).
Le salarié pouvait alors saisir le Conseil de Prud’hommes afin de contester le bien-fondé de son licenciement et prétendre à l’octroi de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle
et sérieuse, dans le cas où l’employeur ne pouvait apporter la preuve d’une cause ayant rendu nécessaire la proposition de modification du contrat de travail.
Depuis le 23 septembre, en cas de refus de modification de son contrat de travail suivant les stipulations de l’accord d’entreprise ou d’établissement, le/la salarié-e devra alors faire connaitre à l’employeur son refus, par écrit, dans un délai d’un mois « à compter de de la date à laquelle ce dernier a communiqué dans l’entreprise sur l’existence et le contenu de l’accord » (Article L2254-2 du code du travail). Pour autant, en cas de refus du salarié, l’employeur pourra engager une procédure
de licenciement. Celui-ci reposera sur une cause réelle et sérieuse posée par la loi, fermant ainsi une éventuelle saisine du Conseil de Prud’hommes afin de contester le licenciement.

EN CONCLUSION, L’ACCORD D’ENTREPRISE PRIMERA SUR L’ACCORD DU SALARIÉ
Avec les ordonnances de la loi travail XXL, si l’employeur désire effectuer la modification d’un élément essentiel du contrat de travail, il n’est plus tenu de recueillir l’accord du salarié.

Merci à nos camarades de L'UGICT pour cette analyse.