Votre évolution de carrière

Votre évolution de carrière dépend de plusieurs éléments:



- Une évolution de salaire minimum. Chaque salarié a droit à une évolution de salaire minimum de 60 euros (AA), 65 euros (TAU) ou 70 euros (RM) sur 4 ans. Des RCI supplémentaires peuvent être attribués au libre choix de la direction.



- Un entretien d’appréciation annuel. Conformément à la convention collective (article 33), le salarié est soumis par la direction à un entretien d’appréciation annuel.




- Des promotions. Normalement, tous les postes à pourvoir devraient être diffusés par l’entreprise. En fait, beaucoup ont la mention « candidat pressenti ». En tout état de cause, toute promotion se traduit, après absorption éventuelle de RCI, par une augmentation minimum de 50 euros (AA), 75 euros (TAU) ou 110 euros (RM). Cette garantie s’apprécie en fonction de la classe d'arrivée.

- Des mobilités. Même si la convention collective prévoit des mutations professionnelles, la CGT milite pour des mobilités choisies qui permettent une évolution professionnelle positive des salariés. L’éloignement du domicile est une contrainte majeure dans les conditions de vie des salariés. Une décision unilatérale de la direction (c'est à dire imposée par l'entreprise et non négociée par les organisations syndicales)  concernant la mobilité existe mais ne répond que partiellement à ces contraintes.

Cette décision unilatérale crée une zone naturelle de mobilité géographique de 30 kms autour du domicile.
Une mobilité dans cette zone ne constitue pas un changement de contrat de travail, et entraine une absence de prise en charge des frais de déplacement!

Dans la zone naturelle, (30kms) le salarié sans mobilité fonctionnelle ou géographique de + de 7 ans peut se voir imposer une mobilité par la direction. il bénéficie d'un délai de réflexion de 10 jours pour une première proposition de poste. En cas de refus, la direction pourra lui imposer une seconde mobilité...

Au delà de la zone naturelle, il est prévu une prise en charge des frais de déplacement.

- Des formations. Un accord national sur la formation professionnelle existe. Il définie des règles de consultation des instances et d’information des salariés dans l’élaboration du plan de formation. Il informe sur l’utilisation du CIF (congé individuel de formation) et du Compte Personnel de Formation (CPF) 

Le CPF :
  Pour un salarié à temps plein, l'alimentation du compte se fait à hauteur de :

  • - 24 heures par année de travail jusqu'à l'acquisition d'un     crédit de 120 heures,
  • - puis 12 heures par année de travail, dans la limite d'un     plafond total de 150 heures. 

  • Ainsi, lorsqu'il atteint 150 heures, le compte n'est plus alimenté.
Par ailleurs, nous tenons à avertir les salariés d’une tendance des directions à utiliser le CPF pour des formations d’adaptation au poste de travail, ce qui est interdit. N’hésitez pas à nous contacter.

- La GPEC. Comme vous pouvez le constater, l’évolution de carrière est souvent liée au « fait du prince ». C’est la raison qui amène la CGT à demander des garanties d’évolution salariales mais aussi professionnelles. Aujourd’hui, la gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) est largement insuffisante, à court terme et partiale.