mercredi 31 mars 2021

Servage Moderne, Lettre ouverte d'un collègue

Toute la politique commerciale du CA est perverse : tu es en rendez-vous avec un client, tu dois décrocher le téléphone pour les appels entrants. 

On te bloque à l’accueil 2 à 3 demi-journées par semaine et on ne diminue pas tes objectifs commerciaux.

 Tu es à l’accueil, non seulement tu ne peux pas gérer tes dossiers mais en plus tu récupères des instances.

Tu ne peux pas répondre au tel car débordé, et ton équipe est pénalisée par le taux de décrochés 

En résumé Nous avons des injonctions qui ne permettent plus d’être serein dans notre emploi. 

Il y a une véritable surcharge de travail, voir une surcharge mentale (rdv, accueil avec le 100% conseiller, téléphone fixe, mail, téléphone portable, Pilotéo, connexion, e-learning, atoutrisk…) et ton chef te dit que tu es mal organisé, pas efficace. 

Nous fournir un téléphone portable, c’est nous infliger d’être contacté pendant un rendez-vous sur le téléphone portable, sur le fixe et par mail tout en gérant notre client physique qui a fait l’effort de se déplacer.

 J’aimerais rappeler à nos cadres que lorsqu’ils étaient conseillers, ils bénéficiaient d’un assistant pour le téléphone et les mails de l’agence n’existaient pas à leur époque ! 

Ce système est destructeur et contre-productif, il te prend tes nuits, il te réveille, il te fait culpabiliser car tu veux continuer à faire correctement ton travail et tu sais pertinemment que cela n’est pas possible.

Il y a un outil pour déclarer les heures, mais il ne faut surtout pas que des heures sup ressortent.

Il faudrait se débrouiller pour récupérer les heures supplémentaires la semaine suivante, alors que tu as toujours tes 2/3 jours d’accueil qui précisément t’empêchent de gérer ton planning, d’orienter ton activité. 

Tu dois rattraper des heures mais ta charge de travail n’a pas diminué la semaine suivante. 

Essayer de récupérer tes heures, c’est choisir de ne pas faire ton travail la semaine suivante, tu choisis de ne pas faire connexion, Piloteo, les formations… pour continuer à répondre aux clients. 

La charge de travail ne correspond plus à 39h, il y a toujours un absent (congés, maladie…) non remplacé. C’est l’équipe qui gère comme au mieux pour les clients pour compenser l’absence. 

Ils veulent nous asservir

 Combien de collègues ayant des arrêts de travail ne les prennent pas ou les réduisent car il y a toujours des dossiers en cours. 

On nous en colle toujours plus avec de moins en moins de temps. C’est de la maltraitance même !

 Enfin, rajoutons que le benchmark est illégal concernant notre production... à tel point, que la Direction nous a interdit de communiquer sur les réseaux sociaux après la diffusion du reportage de Cash Investigation. 


Ne restez pas seul, si vous vous êtes dans la même situation, contactez-nous pour être plus fort ensemble pour améliorer nos conditions de travail.

jeudi 25 mars 2021

L'oeuf ou la poule, les heures supplémentaires



 Les heures supplémentaires, beaucoup d’entre nous en font … nous tenons à vous rassurer :

CE N’EST PAS DE VOTRE FAUTE, vous n’êtes pas mal organisés, ni de mauvais conseill.er.e.s, le

Crédit Agricole a juste « innover pour des temps de travail à valeur ajoutée clients et collaborateurs ».

Par contre, l’organisation voulue par l’Entreprise Crédit Agricole Anjou Maine ne permet pas un fonctionnement dans la sérénité.

Des objectifs au augmentation croissante voire exponentielle, des tâches administratives appelées « tâches orphelines »

redistribuées suite à la disparition des Assistant.e.s et réorganisation des services des sièges, une équipe CAR devenue fantôme, des absences organisées et prévues à plusieurs mois non remplacées, du développement encore et encore …

Cette liste est bien sûr non exhaustive …

Mais toujours avec le même temps pour réaliser tout ce PNB !!!

La solution a été trouvée et permet d’effectuer votre travail au quotidien dans la joie, la bonne humeur et surtout sans pression : L’accord n° 132 (Modalité de gestion du temps de travail) a été signé par certains de vos représentants (L’accord sera prochainement disponible dans Comméo RH…).

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, « Un suivi sera effectué semestriellement par le service des Ressources Humaines pour identifier les situations exceptionnelles. » (Art.3 – p8/14 – accord n°132).

Donc, une situation compliquée de février ou mars 2021 dans des services ou des agences sera traitée regardée en juillet 2021… Voir septembre avec les vacances.

En Résumé et comme disait un célèbre humoriste : « Dîtes nous de quoi vous avez besoin, nous vous dirons comment vous en passer ».

Précision sur cet accord : « Afin de respecter l’équilibre des temps de vie, il est convenu qu’un temps de pause minimum de 45 minutes pour la pause déjeuner sera pris en compte. »

Traduction : Même si vous prenez une pause déjeuner de 20 minutes, 45 minutes vous seront bien décomptées. Les 25 minutes manquantes seront du bénévolat ou de travail dissimulé, en attente de la case correspondante à cocher …

Plus sérieusement, reportez à un autre moment dans la semaine ce temps de travail EFFECTIF sur l’outil de suivi pour le comptabiliser.

Autre précision : « Afin de tendre à des compteurs proches de 0, des alertes hebdomadaires sont envoyées à chaque manager ayant dans son équipe un ou des collaborateurs ayant des compteurs supérieurs à +3 heures. De plus, une alertes era également envoyée au manager en cas de non validation des semaines par le collaborateur.

 Comptez chaque minute, on vous demande bien de compter chaque bâton.

 La réglementation ou les accords d’entreprise (droit du travail et heures effectives) ne sont pas négociables.

Certains managers se permettent ce luxe. En cas de dérive, n’hésitez pas à nous contacter, nous remonterons le nom de ce manager à la Direction sans donner votre nom.

Et enfin, n’oublions pas que les conditions sanitaires sont toujours présentes et difficiles et qu’elles existent belle et bien.

En conclusion, BIG BROTHER IS (STILL) WATCHING YOU – la règle est commune mais il y a toujours autant de fonctionnement qu’il y a d’agences ou d’unités.